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Biographie
Ceci est la traduction (pas terrible à mon goût mais... si une âme charitable veut bien se dévouer...) de la biographie officielle que m'a fourni Beggars, mais j'ai ajouté quelques compléments en rouge...
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Natacha Atlas
Natacha Atlas
Natacha Atlas (c'est son vrai nom) est née en Belgique, mais est d'ascendance du Moyen-Orient, avec des liens familiaux et ancestraux en Égypte, en Palestine et au Maroc. Ayant parcouru le monde pendant une grande partie de sa vie, ayant vécu à Bruxelles, en Égypte, en Grèce et en Angleterre, sa connaissance de différentes cultures influence a certainement sa musique.

Commentaires :
Natacha Atlas est née en Belgique un 20 mars (l'année est peu importante et de toute façon on ne donne jamais l'âge d'une femme) d'une mère anglaise et d'un père originaire du Moyen-Orient... Elle habite pendant huit ans dans le quartier marocain de la banlieue bruxelloise où elle baigne dans un milieu arabe musulman. En 1972, sa mère, divorcée, emmène Natacha, son frère et sa sœur avec elle en Angleterre... Exilée à Northampton au beau milieu des années 70, Natacha se sent isolée dans cet environnement anglais « où tout ce qui était étranger était mal vu » et où elle est prise à partie en raison de ses origines. S'ensuit le pensionnat puis des voyages « pour essayer de trouver l'endroit dans lequel je me sentirai le plus à l'aise. » À seize ans, elle s'investit dans bon nombre de projets musicaux, partage son temps entre l'Angleterre et la Belgique et, à dix-sept ans, effectue des voyages en Grèce et en Turquie. Elle travaille dans des night-clubs arabes et turcs comme chanteuse et danseuse du ventre (raq sharki)...

 

Transglobal Underground Raq sharki Transglobal Underground

TGUTGUTGU

Natacha s'autorise un premier break lorsqu'elle chante sur le titre Timbal du groupe baléare !Loca¡ qui devient un succès et qu'elle se retrouve dans le giron de Jah Wobble : elle chante et co-écrit des titres des Invaders of the Heart, le groupe qu'il est en train de constituer (elle a récemment travaillé à nouveau avec Wobble, sur l'album de 2002 de Wobble/Temple of Sound Shout at the devil). Elle rencontre également Transglobal Underground, le collectif multi-culturel basé à Londres, qui, en mélangeant électronique, dub, hip-hop et funk avec différentes formes musicales indienne, africaine et moyen-orientale, joue un rôle important de modèle pour le phénomène world-dance d'aujourd'hui. La rencontre se transforme alors en une agréable et durable association. Invitée pour la première fois avec eux en 1991, elle devient, en 1993, un membre du quartet de base de Transglobal, en tant que chanteuse principale et danseuse du ventre (nous parlons bien sûr, non pas d'une sorte d'agitation molle pour contenter le touriste, mais du vrai raq sharki). Quelques années plus tard, c'est encore ce groupe constitué de Tim Whelan, Hamid ManTu et Nick Page (également connu sous le nom de Count Dubulah, puis de Temple of Sound) qui l'aide à réaliser son premier album solo, Diaspora. Parallèlement au succès de ses albums solos elle est restée un membre à part entière de Transglobal, et les Transglobals ont été ses chœurs, jusqu'à ce qu'ils quittent Nation en 1999, et ils sont restés des alliés tout au long de la carrière qui a suivi.

Commentaires :
Elle intègre à un moment un groupe de salsa belge appelé Mandanga. Alors qu'elle fait des aller-retours réguliers entre Northampton et Bruxelles, elle commence à attirer l'attention du combo de house baléare ¡Loca!, ainsi que de Jah Wobble, qui est en train de mettre sur pied son projet « Invaders of the Heart ». En 1991, les deux collaborations aboutissent à quelque chose. Le titre « Timbal » de ¡Loca! va d'abord figurer sur la compilation du label Nation Records, « Fuse two », puis devient un énorme succès de clubs, alors que l'album « Rising above Bedlam » de Jah Wobble, sur lequel Natacha a co-écrit cinq titres, reçoit un formidable accueil auprès de la critique et sera nominé aux Mercury Awards... Le succès de « Timbal » permet à Natacha de développer des relations étroites avec le label innovateur Nation Records (label créé dans le but de fusionner la dance-music occidentale avec la musique indienne, arabe, africaine...), qui la présente à Transglobal Underground ; Transglobal Underground n'est pas véritablement un groupe mais plutôt un collectif qui milite pour un rapprochement des musiques. Le groupe connaît, à ce moment-là, un premier succès dans le Top 40 britannique, grâce au titre fédérateur « Temple head ». Devenue à la fois l'un des membres-clé (chanteuse principale et danseuse du ventre) de Transglobal Underground, Natacha se produit avec eux dans le monde entier et, entre autres, aux festivals de Glastonbury, WOMAD, Reading, Phoenix ainsi qu'à la Brixton Academy et d'autres festivals internationaux...

Beggars Banquet
Diaspora Halim Gedida
The remix collection Ayeshteni Foretold in the language of dreams
Something dangerous
Mantra

Diaspora sort (au Royaume-Uni sous le label Beggars Banquet/Mantra, comme tous ses albums) en 1995. Il combine l'approche dance globale rythmée dubby de Transglobal avec le travail plus traditionnel de musiciens arabes, et le résultat est une collection critique et affirmée de chansons d'amour et de désir. Halim suit en 1997, puis Gedida en 1999, les deux fusionnant intelligemment et naturellement les styles musicaux du Moyen-Orient et d'Europe, et enchantant un public toujours plus nombreux dans ces deux régions du globe. 2000 voit la sortie de The remix collection, où le contenu des trois premiers albums est revisité par une variété de remixers, parmi lesquels Talvin Singh, Banco de Gaia, Youth, 16B, Klute, the Bullitnuts, TJ Rehmi, Spooky et les Transglobals. Le quatrième album de Natacha Ayeshteni sort en 2001. La seule chanson en anglais qu'il contient est un exemple particulièrement splendide de la manière dont une femme peut reprendre un classique, l'éclairer d'une nouvelle lumière pour lui donner un nouvel intérêt - il s'agit d'une puissante reprise du I put a spell on you de Screamin Jay Hawkins. L'album de 2002, Foretold in the language of dreams, sous-titré The Natacha Atlas & Marc Eagleton project, est un pari considérable. Pas de beat ; un album calme, chatoyant, impliquant une plus petite distribution qu'à l'accoutumée, avec notamment le spécialiste syrien du qanun Abdullah Chhadeh.

Abdullah Chhadeh

Commentaires :
À partir de 1995, elle se lance dans une carrière solo qui régale tout le monde. Cette carrière se fait toujours avec l'aide de Transglobal Underground. Premier succès avec « Diaspora ». Essai transformé en 1997 avec « Halim », album dédié au chanteur égyptien Abdel Halim Hafez, star incontestée du Moyen-Orient et dont les titres sont appréciés jusqu'au Maghreb... En 1999, elle achève les derniers récalcitrants à son charme avec un nouvel album du même tonneau que les précédents « Gedida » et entame une tournée en Europe... En 2000, plusieurs artistes remixent des titres de Natacha dans « The remix collection ». Le 5e album, « Ayeshteni », sort en 2001... Le 6e album, « Foretold in the language of dreams », sort en 2002... Si, dans ses précédents albums et singles en solo couronnés de succès, il y a une sonorité caractéristique de Natacha Atlas, c'est en raison de sa voix délicatement microtonale s'élevant, comme soufflée par le vent, au dessus d'un rythme groove massif venant du Moyen-Orient. Ainsi le calme et la brume chaleureuse et chatoyante de son 5e album pourrait apparaître comme un changement radical de direction. C'est oublié que l'essence de la musique arabe est méditative et empreinte de philosophie et de poésie, « Foretold in the language of dreams » est le fruit de cette méditation tranquille lié à la musique et à Natacha elle-même. « Réaliser « Ayeshteni » en Égypte, c'était fantastique parce que c'était enrichissant, mais c'était aussi une expérience frénétique. J'ai eu besoin de faire cette musique pour apaiser mon âme. Je rentre tard le soir et je ne veux pas écouter de la musique bruyante. J'ai écouté des choses qui calment comme l'album d'Andrew Cronshaw « On the shoulders of the great bear », et aussi des titres de Jocelyn Pook. Je voulais faire quelque chose contrastant totalement avec le stress névrotique qui nous entoure. » Une grande partie des paroles de « Foretold in the language of dreams » et des interjections qu'on peut entendre à certains moments proviennent de proverbes Sufis ou de phrases marquantes de « Meetings with remarkable men », le livre de Gurdjieff qui parle de sa quête du savoir et de la sagesse et qui fut adapté au cinéma dans les années 70 par le réalisateur Peter Brook. « J'ai été si frappée par ces phrases et ce langage figuré que j'ai voulu trouver un moyen de les garder en moi à jamais, où que j'aille. » Dans l'album, il y a également d'autres influences de la littérature, parmi elles, une autre histoire d'un homme en quête, « The alchemist » de l'écrivain brésilien Paolo Coelho. Mais, aussi claires que soient les autres interjections exprimées et l'atmosphère générale, l'album doit être pris en partie comme une mnémonique pour Natacha elle-même, mais ne constitue pas pour l'auditeur une épopée conceptuelle qui se prend au sérieux : « Je ne me prends pas trop au sérieux, je ne cherche pas à me poser en gourou qui cherche à enseigner quelque chose à quelqu'un. »

Nitin Sawhney Jocelyn Pook Indigo Girls Fun-Da-Mental Musafir
Sawt El AtlasFranco BattiatoJuno Reactor Dhol Fundation
Jah Wobble Apache Indian Mick Karn Jean-Michel Jarre
The twelve dreams of the Sun La vérité sur Charlie Stargate Die another day

En dehors de ses propres projets, Natacha est très sollicitée en tant que chanteuse invitée lors d'enregistrements et de shows par un éventail remarquablement large de musiciens, parmi lesquels Nitin Sawhney, Jocelyn Pook, les Indigo Girls, Fun-Da-Mental, Ghostland, Abdel Ali Slimani, Toirès, !Loca¡, Musafir, Sawt El Atlas, Franco Battiato, Juno Reactor, Dhol Foundation, Jah Wobble, Jaz Coleman, Apache Indian (sur son titre phare Arranged marriage), Mick Karn, elle participe également à la spectaculaire Nuit du Millénaire de Jean-Michel Jarre aux Pyramides, au nouveau film de Jonathan Demme La vérité sur Charlie, aux bandes originales réalisées par David Arnold dont Stargate et Die another day.

Daniel Ash Négresses Vertes Burhan Öçal et Jamaaladeen Tacuma Natacha et Avaton
Bapi Das Baul Abdel Ali Slimani Abdelli
Jaz Coleman Nigel Kennedy Kroke
Zee Star Peter Maffay Banzai Republic
Clotaire K Sarah Brightman Sinéad O'Connor Abdullah Chhadeh et Andrew Cronshaw
Özcan Deniz Los de Abajo

Commentaires :
Natacha contribue au nouvel album de Jean-Michel Jarre (« Metamorphoses ») avec le titre « C'est la vie ». Elle participe également au grand concert devant les pyramides de Gizeh le 31 décembre 1999 et au concert privé donné au restaurant Man Ray à Paris destiné à promouvoir « Metamorphoses ». Elle participe à plusieurs autres albums, singles, compilations. Outre les artistes mentionnés ci-dessus, on peut ajouter Daniel Ash, Love and Rockets, Mind Over Rhythm, Oval Five Project, Not Drowning Waving, JBK (Steve Jansen, Richard Barbieri et Mick Karn), David Torn, les Négresses Vertes (groupe français), Glykeria (chanteuse grecque), Burhan Öçal et Jamaaladeen Tacuma (musiciens turcs), Mark Adams Allison (alias Phobos), Dar Beida 04, Loop Guru, Alkistis Protopsalti (chanteur grec), Avaton (groupe de musiciens grecs), Temple of Sound, Abdullah Chhadeh et Nara, Bapi Das Baul, Abdel Ali Slimani, Abdelli, Jaz Coleman, Nigel Kennedy et Kroke, Zeestar (Z*), Peter Maffay (chanteur allemand), Banzai Republic (groupe danois), Clotaire K, Sarah Brightman, Sinéad O'Connor, Blend (artiste grec), Blend (groupe libanais), Tunisiano (de Sniper, groupe français), Andrew Cronshaw, Özcan Deniz (chanteur turc), Los de Abajo (groupe mexicain)... et probablement d'autres encore... De plus, les chansons de Natacha apparaissent dans plusieurs films comme « Stargate, la porte des étoiles », « Chronique d'une disparition », « La fille sur le pont », « Le monde ne suffit pas », « Félix et Lola », « Belphégor, le fantôme du Louvre », « Arabian nights » de Richard Harvey, « La vérité sur Charlie », « La repentie », « Intervention divine », « Snapshots », « Hulk »...

Bravo Victoire de la Musique 2000 Something dangerous

Et maintenant, 2003 voit l'arrivée du nouvel album solo de Natacha - Something dangerous. Avec Something dangerous Natacha Atlas amène la musique moyen-orientale directement au cœur de l'actuelle pop britannique, introduisant, comme elle sait le faire aussi, de la dance music, du rap, du drum n bass, du R&B, de la pop Hindi, de la musique de film et de la chanson française. Le succès de ses albums précédents, à la fois au Moyen-Orient et en Occident, avec notamment un titre dans les dix premières places en France, a montré combien il peut être intéressant de jeter un pont musical sur les différences culturelles ; les gammes exotiques, ainsi que les rythmes et les textures arabes ouvrent de nouveaux horizons pour la pop occidentale renfermée sur elle-même et offrent des possibilités à l'énorme variété que représente la scène musicale moyen-orientale pour communiquer en dehors de son milieu habituel. Pendant un moment, au moins, il y eut des signes avant-coureur de ce phénomène en France lorsque, parallèlement aux succès de Khaled et des autres chanteurs de raï, la version arabisée de Mon amie la rose décrocha une des dix premières places des hits, et que Natacha fut consacrée Meilleure interprète féminine aux Victoires de la Musique, équivalent en France des Brits. Bien sûr à présent ces divisions culturelles nécessite plus que jamais qu'un pont soit jeté entre leurs deux rives. Comme l'ex-présidente d'Irlande Mary Robinson l'a déclaré, en désignant Natacha ONU Ambassadeur de bonne volonté pour la Conférence mondiale contre le racisme organisée par l'ONU : « Elle incarne parfaitement notre message selon lequel il y a force dans la diversité, que nos différences - qu'elles soient ethniques, raciales ou religieuses - sont une source de richesse à embrasser plutôt qu'à craindre. »

Commentaires :
En mars 2000, Natacha reçoit une « Victoire de la Musique » en France dans la catégorie « Artiste Féminine de l'année ». « C'est une énorme surprise et une immense joie. Je n'ai pas été aussi heureuse depuis le jour de mon mariage, l'année dernière. C'est vrai que je chante beaucoup plus souvent en arabe et qu'il n'y a, sur mon album « Gedida », qu'un seul morceau en français, une adaptation de « Mon amie la rose », de Françoise Hardy. Je suis d'autant plus touchée que les professionnels d'ici m'aient choisie dans cette catégorie. Je m'attendais plutôt à recevoir celle de l'album de musique du monde. »
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme choisit Natacha Atlas pour être Ambassadeur de bonne volonté pour la Conférence mondiale contre le racisme avec sept autres personnalités de renommée internationale du monde de la littérature, de la musique ou de la défense des droits de l'homme. Les Ambassadeurs sont chargés de promouvoir la conférence de 2001 en Afrique du Sud dont le but est de combattre le racisme, la xénophobie, l'anti-sémitisme et les autres formes d'intolérance : « On ne doit jamais faire preuve de complaisance à l'égard du racisme... on peut perdre de vue cela lorsqu'on est bombardé : lorsqu'on subit toutes les horreurs engendrées par la guerre ou l'intolérance dans le monde, on devient comme désensibilisé au bout d'un moment... et on doit garder en tête que le racisme est dû aux différences de culture, de mentalité ou de coutumes, ce qui peut conduire à une perte obstinée de toute notion de respect mutuel... cela peut être si enraciné dans l'éducation de certains qu'il faut s'armer de beaucoup de patience pour essayer de venir à bout de cela. Le fait est que le racisme est endémique et très répandu dans le monde, mais l'une des principales choses à faire, probablement, est de promouvoir les liens multi-culturelles et inter-culturelles dès le plus jeune âge, afin que cette prise de conscience gagne toute la société et que les différences de culture ne deviennent plus un problème. »

Non seulement Something dangerous combine plus de styles que jamais, mais on y trouve, pour la première fois sur un album de Natacha, des artistes invités, et Natacha y chante beaucoup plus en anglais qu'elle n'avait pu le faire auparavant. Mais cela ne constitue pas un abandon de l'arabe ; elle embrasse et combine les deux langues, ainsi que l'hindi et le français. Le titre en ouverture, Adam s lullaby, arrive comme un surprise. Cette collaboration avec le compositeur anglais Jocelyn Pook (qui, entre autres choses, a créé la bande originale pour le film de Stanley Kubrick « Eyes wide shut »), mêle les envolées vocales en arabe de Natacha à la direction classique à l'occidentale de Pook pour l'Orchestre symphonique de Prague.

Mais le patois jamaïcain au début de Eye of the duck indique que l'album sera un ensemble de contrastes. Les tonalités amérindiennes de Princess Julianna et de Tuup, barde attitré de Transglobal Underground ponctuent le combat que livre la ligne vocale sinueuse arabe de Natacha contre le riff d'un violon moyen-oriental et les ondulations de la « Gemme Orientale », l'orgue du claviériste égyptien Gamal Awad. Julianna, que Natacha a rencontrée lorsqu'elles étaient toutes deux invitées par Temple of Sound, participe encore à un duo sur le titre Something dangerous, ses interventions rap et R&B contrastent avec les passages plus doux en arabe de Natacha s'improvisant en mawaal, ainsi que sur Just like a dream. Ce dernier mêle la rigosité du qanun (cithare arabe) du grand musicien syrien Abdullah Chhadeh et le velouté, presque sur un ton mariachi, de l'un des plus grands trompettistes d'Égypte, Sami El Babli, récemment décédé dans un accident de voiture, à qui le titre est dédié. Ces deux titres, comme Eye of the duck et Layali, sont produits et co-écrits par Mike Nielsen, le producteur de Jamiroquai/Underworld.

Natacha et Sinéad O Connor, qui ont enregistré ensemble déjà en 2002 sur l'album de Ghostland (John Reynolds, Justin Adams et Caroline Dale), échangent des aphorismes sur Simple heart, Sinéad taking the reflective hook line. Ce titre a été co-écrit et produit par Reynolds, and the cheeky sample-chopped guitar pattern is provided by Adams - qui est, comme Reynolds et Natacha, un ex-Invader of the Heart - qui est lui aussi profondément impliquée dans les rencontres entre les musiques nord-africaine et occidentale avec ses Wayward Sheikhs et son travail avec Lo Jo et Robert Plant.

Janamaan, avec son insistant riff bhangra, sa techno joyeuse et ce sentiment de chanson tirée d'un film Bollywood, avec des paroles en hindi de Natacha, de Kalia et du joueur de tabla Inder Goldfinger, est basé sur une co-composition jamais sortie datant des années où Natacha était chanteuse de Transglobal.

La magnifique version du classique de James Brown/Betty Newcombe This is a man s world gagne un nouvel aspect ironique à être chanté par une femme ; Natacha administre ce repositionnement contextuel par un mawaal vers la fin du titre. Le style épique de l'arrangement suggère que la collaboration de Natacha avec David Arnold, le compositeur de musique de film de James Bond, n'y est pas étrangère, mais le titre a été arrangé par Count Dubulah et Neil Sparkes de Temple of Sound.

Le rythme arabe, les cordes et les percussions bruyantes mélés aux rythmes techno rapides sur When I close my eyes sont le fruit d'une production et d'un travail de co-écriture de Brian Higgins, la personne principalement responsable des Sugababes Round Round et de Cher s Believe. Il en va de même pour Who s my baby, dans lequel la voix pop de Niara Scarlett du Cinematic Orchestra tient naturellement compagnie aux sonorités arabes pénétrantes de Natacha. La basse profonde caractéristique de Jah Wobble soutient This realm, co-écrit par Natacha, Wobble et Andy Gray ; ce dernier a également co-écrit et produit Daymalhum et Like the last drop.

La tranquilité s'infiltre en fin d'album. Réminiscence de Foretold in the language of dreams, le titre en français Le printemps, co-écrit par le producteur de trance Paul Castle, donne un sentiment de coucher de soleil qui saisit l'âme entièrement. Mais comme une dernière pirouette, la tonalité sereine raga de soirée qui ouvre le titre final, Like the last drop, est insidieusement envahie par des electro beats, qui la transforme progressivement en une vision urbaine oppressante, avec la voix de Natacha s'élevant librement au dessus de tout cela.

Natacha et son EMMA award

Commentaires :
EMMAEn mai 2004, Natacha reçoit un « EMMA award » (Ethnic Multicultural Media Award) au Royaume-Uni dans la catégorie « Meilleur artiste de musique du monde ». « Je suis vraiment ravie de recevoir cette récompense et je voudrais vraiment remercier les gens qui ont voté pour moi, cela signfie beaucoup à mes yeux, je me sens encouragée et cela me touche beaucoup. Merci encore... On m'a dit que c'est principalement les votes du public qui déterminaient les vainqueurs aussi je remercie tous les fans de ma musique pour leur soutien. »

Halte à la violence contre les femmes22 juin 2004 - "On en a marre de la terre des hommes. Il est temps de changer la donne", fredonnent en coeur dix-sept personnalités féminines, chanteuses professionnelles ou non. Composée par deux hommes, Marka et Thierry Robberecht, au profit de la campagne d'Amnesty International contre les violences faites aux femmes, la chanson "On en a marre", en vente au prix de 4 euros et téléchargeable gratuitement sur le site d'Amnesty, dit "halte" aux violences en musique. Dix-sept personnalités féminines ont accepté de chanter leur ras-le-bol par rapport aux violences faites aux femmes. Laurence Bibot, Lio, Viktor Lazlo, Annie Cordy, Sandrine Collard, Jo Lemaire, Natacha Atlas, Marie Daulne, Sandra Kim, Soda, Nathalie Uffner, Sanya Maas, Carine de Brab, Muriel Sarkany, Mélanie Martins, Juliane Deville et Noémie prêtent ainsi leur voix pour la bonne cause.




Le
Best of Natacha Atlas contient 16 titres – quelques uns des titres favoris des albums Diaspora, Gedida, Something dangerous, Ayeshteni et Halim. D'autres titres ont été précédemment distribués sur des singles mais il y a plusieurs nouveaux remixes ou nouveaux edits réalisés en 2005. Le Best of Natacha Atlas est un exemple criant du talent et de la diversité de cette merveilleuse artiste qu'est Natacha. Dans le même temps un DVD en forme d'anthologie des clips de Natacha Atlas et de TGU paraît. Il contient l'intégralité des clips ainsi que des titres enregistré à Londres en live et une interview de Natacha.

En 2006, Natacha sort un nouvel opus intitulé Mish maoul...


À suivre...
Beggars Banquet

Natacha par Count Dubulah (TGU):
« Nat is not an ordinary human being. She is a supremely talented weirdo. She s a lovely person; she s just got a few character traits that need kicking the shit out of. Like her temper. She came at me with a knife once. »

Natacha par David Arnold :
« L'amalgame entre l'exotique, l'aguichante, le privé et le personnel, la rythmique et le tribal, le dit et le non-dit, l'espace, la voix, le son. C'est le jeu de construction sur lequel est fabriqué un disque de Natacha Atlas. En écoutant, on sent comme un secret des plusbeaux qui aurait été chuchotté dans un confessionnal bien tranquille. »

Natacha par Jean-Michel Jarre :
« Natacha a non seulement une très belle voix, mais elle symbolise aussi ce mélange culturel qui est le nôtre. Elle est moitié anglaise, moitié égyptienne, elle a un passeport belge, parle l'arabe, l'anglais et le français avec un petit accent. »

Natacha par Melody Maker :
« Elle chante comme un rossignol perché sur un calice de diamant. »

Natacha par Daniel Ash (chanson intitulée Natacha):
« Teardrops are coming
Until you are cured
The picture imperfection
Don't come to your cures
The future could be rosy
But you won't begin
See your own light shining
Light within
Hell's bells are banging
On a hotel wall
Now the feeling keeps coming
Now you fall
Bang that drum till tomorrow
Now you fall
The stage is an empty place for Natacha
Home tonight is a hole in a wall for Natacha
She wants and needs some love tonight - aaaah Natacha
Maybe it comes tomorrow for Natacha
You can't get the answer
That's the way you want it
And you don't get the situation you need
That's the way you want it
And I can't do a damn thing
That's the way you want it
You are the star
You are the star
»


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